HomeBlogIdentificationLinksContact us

Survey

Croyez-vous que Mario Dumont parviendra à renverser la vapeur en faveur de l'ADQ?
 

 Lest we forget

 Click here to listen live

Click here for the podcasts of the interventions

Abonnement au bulletin Majorité Silencieuse

Compteurs de sites

TopBlogues

Identification






Lost Password?
No account yet? Register

Myblog Tags

Droitiste

Icon of Evil: Hitler's Mufti and the Rise of Radical Islam

Harper's Team by Tom Flanagan

Shock Troops par Tim Cook

The Fighting Canadians par David J. Bercuson

 Leave Us Alone, by Grover G. Norquist

 

Coalition pour la liberté en éducation

Cliquez ici pour accéder au site de la Légion royale canadienne

Force de frappe

blogue


Graphique

Suite au discours du Trône au cours duquel le gouvernement Harper a manifesté hier son intention de revoir la représentation des différentes régions du pays au parlement canadien, voici ce que le ministre Christian Paradis avait à dire: 

«Présentement, ce qui est important, c'est qu'on [au Québec] a 75 sièges qui sont garantis», a-t-il noté, ajoutant que la population d'autres provinces avait augmenté. «À ce niveau-là, c'est juste, a-t-il conclu. Si le Québec veut avoir plus de sièges, il peut faire plus d'enfants. Moi j'en ai trois déjà!»

Au vu du graphique ci-haut présenté qui témoigne éloquemment du fait que l'Ouest et l'Ontario sont actuellement sous-représentées à Ottawa - contrairement au Québec et aux Maritimes - force nous est de reconnaître que le ministre politique de Stephen Harper pour le Québec a entièrement raison.

Devant l'immense déchirement de chemises de la classe politique québécoise devant cette intention de réforme bien légitime et justifiée, il est étonnant qu'aucun représentant de nos médias n'ait effectué cet exercice pourtant simple de laisser les faits, les chiffres, parler d'eux-mêmes. 


Étienne-Alexis BoucherLe quotidien La Tribune du jeudi 21 février 2008 annonçait l'entrée en politique active d'Étienne-Alexis à la suite de son père, Claude, qui a été élu député péquiste de Johnson en 1994 mais qui a mordu la poussière devant l'adéquiste Éric Charbonneau en mars 2007.

Lisez bien ce paragraphe de l'article en question :

«Signalant que sa priorité ira aux dossiers du développement régional, de l‘agriculture et de la protection de l‘environnement, Étienne-Alexis Boucher dit se sentir particulièrement à l‘aise dans le PQ. « Surtout depuis l‘arrivée de Pauline Marois », précise-t-il, en référence à sa position sur la protection du français et ses « idées claires et précises » sur le projet souverainiste.»

De prime abord, semble que l'actuel candidat du PQ dans Johnson nourrit de meilleurs sentiments envers Pauline Marois qu'à l'endroit de son prédécesseur, André Boisclair.

Or voilà, Étienne-Alexis Boucher était un organisateur de première ligne du successeur de Bernard Landry, comme en témoigne cet extrait de La Tribune du mercredi 31 août 2005, au sujet de l'appui donné par le député Claude Boucher à André Boisclair dans la course à la chefferie du PQ qui se déroulait alors et à l'issue de laquelle il avait vaincu une certaine... Pauline Marois:

«Cet appui public était prévisible puisque le fils de Claude Boucher, Étienne-Alexis Boucher, est l'organisateur de la campagne de M. Boisclair en Estrie.»

Visiblement, M. Boucher (fils) aime se restaurer à tous les râteliers pour mousser sa carrière.  Malgré son jeune âge, on constate déjà que celui qui se sert amplement du nom de son père pour siéger à l'Assemblée nationale ne contribuera visiblement pas à contrecarrer le cynisme envers les politiciens.


Marie MalavoyL'ancienne députée-ministre de Sherbrooke (1994-1998), Marie Malavoy, y est allée de l'un de ces commentaires les plus hypocrites qu'il m'ait été donné d'observer sur la scène publique.

Venant soutenir son ancien attaché politique qui brigue cette année les suffrages du PQ dans Sherbrooke, elle y est allée de ce commentaire :

«M. Charest n'a jamais eu la partie facile dans Sherbrooke depuis qu'il est en politique provinciale», commente-t-elle. «Il n'est pas inébranlable, on l'a vu la dernière fois. Tant qu'à l'ébranler, il faut juste un peu plus d'efforts et on va reprendre la place... C'est le temps de recommencer cette belle alternance!»

Si Jean Charest est inébranlable, comment se fait-il que Mme Malavoy ait convenu du bienfondé de déguerpir des Cantons de l'Est pour se faire reconduire à l'Assemblée nationale lors de l'élection partielle du 14 août 2006 dans Taillon (Longueuil)?

La vérité, c'est que celle qui a du quitter son poste de ministre en novembre 1994 parce qu'elle «a voté illégalement lors du référendum de 1980 et dans plusieurs élections canadiennes et québécoises depuis lors, n'étant pas citoyenne canadienne» était bien consciente que Sherbrooke ne donnera vraisemblablement pas son 4% à Jean Charest avant que ce dernier ne décide de tirer lui-même sa révérence.


Barack Obama, à gauche, et le Général David Petraeus, au centre, le 21 juillet dernier survolant Bagdad

Le Président-élu Barack Obama confirmait hier son intention d'aller de l'avant avec le retrait des troupes américaines en Irak.  Rappelons - pour ceux et celles qui l'auraient déjà oublié - que cet enjeu était au cœur de la rhétorique de campagne du sénateur démocrate de l'Illinois.  Pourtant et comme l'indiquait aujourd'hui le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, cette intention sera cependant tributaire de la situation sur le terrain.  Parce que, comme le disait si bien Machiavel, «On fait la guerre quand on veut, on la termine quand on peut.»  Le Président Obama l'apprendra peut-être à ses dépens...


Mario DumontMarco Fortier signait aujourd'hui un papier à l'intérieur duquel il instruisait un faux procès contre Mario Dumont et l'ADQ.  Voici ce qu'il avait à écrire au sujet du discours prononcé par le chef adéquiste à l'intérieur duquel il prenait l'entière responsabilité de la situation présente de son parti :

"L'excuse de l'inexpérience et de la jeunesse des adéquistes commence toutefois à sentir le réchauffé. Ça fait 14 ans que Mario Dumont siège à l'Assemblée nationale. Et ses députés ont eu le temps d'apprendre depuis près de deux ans.

L'équipe de René Lévesque était aussi inexpérimentée quand le Parti québécois a pris le pouvoir en 1976. Dans les mois suivant leur élection, les jeunes loups du PQ avaient pourtant fait adopter une série de réformes historiques, dont la loi 101, la loi antiscab et la loi sur le financement des partis politiques.

Les conservateurs de Brian Mulroney avaient aussi brassé la cage dès leur premier mandat malgré leur manque d'expérience, en 1984."

Ne lui en déplaise, M. Fortier fait fausse route.  D'une part, René Lévesque et Brian Mulroney - bien qu'à la tête d'équipe inexpérimentées - étaient au pouvoir.  Ils avaient différents leviers à leur disposition pour pallier à l'inexpérience de leur aile parlementaire.  Mario Dumont, de son côté, ne peut miser sur les limousines, les nominations, le prestige accompagnant la fonction, le pouvoir quoi.  Il ne peut compter que sur son autorité de chef de l'opposition, ce qui est bien mince comparativement aux avantages d'un Premier ministre.

C'est là, d'autre part, l'injustice avec laquelle le chef de l'ADQ doit composer.  On le juge comme s'il avait été élu Premier ministre le 26 mars 2007.  Pourtant, on le critique pour ce qu'il n'a pas livré...  Des banquettes de l'opposition officielle, à quoi s'attendait-on de lui?  Le soir du scrutin, j'étais à Rivière-du-Loup.  Durant quelques instants, les résultats plaçaient l'ADQ en tête de liste.  Plusieurs retenaient alors leur souffle, estimant qu'il ne fallait pas que Mario Dumont soit appelé à former le gouvernement.  Pas tout de suite.

J'étais d'avis contraire, parce que j'entrevoyais déjà qu'il serait très difficile pour le député de Rivière-du-Loup d'occuper la fonction la plus ingrate de nos institutions parlementaires : chef de l'opposition officielle.

Un an et demi plus tard, je suis désolé de constater que le songe du 26 mars s'est malheureusement concrétisé.

Il m'apparaît tout de même désolant qu'un journaliste de la trempe de Marco Fortier pervertisse autant l'histoire politique canadienne et québécoise.


Le chef de l'ADQ, Mario DumontSuite à l'échec du débarquement de la Baie des Cochons (Cuba) par les anticastristes appuyés par Washington, le président John F. Kennedy déclarait que la victoire a plusieurs pères mais que la défaite est orpheline.  Il prenait ainsi la responsabilité de l'échec de cette tentative infructueuse de renverser le régime de Fidel Castro.  Et les Américains le lui ont pardonné.

Aujourd'hui, en prenant l'entière responsabilité des erreurs commises et de la situation dans laquelle ses troupes se trouvent présentement, Mario Dumont a suivi le modèle de JFK.  Il aurait pu blâmer les sondages, les médias, les organisateurs, le chauffeur d'autobus ou encore la météo.  Il ne l'a pas fait.  C'est un geste d'humilité, mais aussi de profonde maturité politique.

Dans quelques jours, dans deux semaines ou même le 8 décembre, plusieurs - pour ne pas dire une vaste majorité - auront certainement oublié l'entièreté du discours de Mario Dumont.  Ils et elles se souviendront cependant qu'il a eu le courage d'affronter la tempête et, chemin faisant, de demander une deuxième chance aux électeurs.

Quel sera le résultat de cet exercice ? Bien malin celui ou celle qui pourrait le prédire avec certitude.  Il se pourrait néanmoins que cet élan de sincérité politique trouve écho aux oreilles de plusieurs.  Parce que comme l'écrivait Machiavel, «Telle est, en effet, la nature des hommes, qu'ils s'attachent autant par les services qu'ils rendent, que par ceux qu'ils reçoivent.»

Avec des compagnons d'armes intellectuels comme Kennedy et Machiavel, force nous est d'admettre que le député de Rivière-du-Loup est bien entouré pour continuer son cheminement politique.


Benjamin Netanyahou et Barack Obama lors de leur rencontre à Jérusalem le 23 juillet dernierLorsque nos médias prennent la peine d'écrire au sujet de l'ancien premier ministre et actuel chef de l'opposition israélien Benjamin Netanyhou, c'est plus souvent qu'autrement pour le présenter comme étant un vecteur de rigidité,  d'orthodoxie, de bras de fer dans le contentieux israélo-palestinien.

Pourtant, ce dernier déclarait aujourd'hui son intention de poursuivre les pourparlers avec les représentants palestiniens advenant son élection à la tête du pays le 10 février prochain.  Il mettrait incidemment l'emphase sur les questions économiques qui constituent non seulement un enjeu de premier plan durant cette période difficile mais aussi pour le développement optimal de la société palestinienne.

En abordant la question du Moyen-Orient et de la politique israélienne, nous avons trop souvent tendance à gommer le fait que le premier dirigeant israélien à parapher un traité de paix avec un gouvernement arabe a été Menachem Begin - fondateur du Parti du Likoud en 1973, que dirige justement M. Netanyahou en ce moment - lors des accords de Camp David avec l'Égypte en 1979.

Il faut donc se garder de toujours cataloguer la droite comme étant un obstacle à l'aboutissement des perspectives de paix.  Étant donné que les positions et la feuille de route de Benjamin Netahnyahou en matière de sécurité ne font aucun doute, celui-ci pourrait contribuer à une solution qui miserait justement sur cet aspect vital pour Israël.  Dans la même trajectoire que Camp David avec Begin.


Winston ChurchillJe viens tout juste de mettre la main sur cette imposante nouvelle biographie de Winston Churchill, qui aborde le sujet sous un angle militaire.  Je confesse ne pas avoir eu le plaisir de la dévorer toute entière, mais j'en ai débuté la très agréable lecture.  Je me promets d'en partager mes impressions sur ce blogue prochainement.  Pour l'heure, je trouve fort intéressant la recension qu'en a préparé l'auteur et chercheur Robert Kagan.

An Officer and a Bulldog

By Robert Kagan

Winston Churchill's life spanned the last decades of the British Empire, and to read Carlo D'Este's enjoyable new biography is to recall the sequence of disasters that befell Britain between the final days of the Victorian era and its brush with extinction in World War II. American pundits these days speculate rather glibly about national decline and imagine that, if it comes, it is something that can be safely and intelligently managed. But genuine geopolitical decline is a serious and often deadly business. Churchill spent the better part of his life fending off increasingly dire threats to Britain's place in the world, and then to its very existence as an independent nation. A biography of Churchill is in some ways a biography of the British people, with all their remarkable successes, devastating failures, occasional silliness, arrogance and insouciance, and finally their incredible bravery.

Bravery was a constant throughout Churchill's long, eventful life. D'Este notes that "long before he became a statesman," he "was first a soldier." The young Churchill, with his miserable childhood and miserable personality, chose military service as a way to make his name and prove himself worthy - especially to his cold and distant father. As a young man, he fought in India and was almost killed. In 1898 he fought under Kitchener at Omdurman and barely escaped death again. Then he fought in the Boer War, where he was captured and escaped. In World War I he served as first lord of the Admiralty, but after the failure of his plan to force open the Dardanelles, which led to the death of thousands of British and Allied soldiers at Gallipoli, he had himself assigned to fight alongside such men in the bloody trenches of Flanders.

All of this was decades before he became prime minister and saved Britain, and perhaps the world, from the rule of Hitler and the Nazis. In that role, D'Este argues, Churchill was not merely a politician conducting a war in the manner of Woodrow Wilson, Lloyd George or Franklin Roosevelt. He was a soldier, a "warlord," a warrior-statesman in the mold of Frederick the Great, Napoleon, Oliver Cromwell or his great ancestor the Duke of Marlborough.

This is the main theme of "Warlord," and it is perhaps a bit overstated. D'Este is a military historian, the author of fine biographies of Dwight Eisenhower and George Patton, so it is not surprising that he sees Churchill as soldier first and political leader second. But Churchill's greatness as a national leader was as a politician and statesman, which was what he always aspired to be.

He loved danger, and he was daring sometimes to the point of absurdity. But whenever the young Churchill threw himself into peril he calculated, even as the bullets flew and the swords cut the air, how the latest bit of derring-do would bring his name to attention back in England. And indeed, by 1900 his fame as a soldier, along with his best-selling books, catapulted him into Parliament. That year Mark Twain introduced him in New York as the "hero of five wars, author of six books and future prime minister of England." Churchill was 26 years old.

At that time, Churchill did not even believe a great military career was possible any longer. Like many of his contemporaries at the turn of the century, he thought large-scale war between great powers was obsolete. As D'Este describes his thinking, "surely civilization had progressed beyond that point in a new century, when nations were more and more dependent upon one another for commerce and common sense had made such nightmares ludicrous."

Optimism vanished as Churchill watched Germany's naval buildup and Kaiser Wilhelm II's determination to make Ger­many a great world power. Churchill later wrote: "I thought of the peril of Britain, peace-loving, unthinking, little prepared, of her power and virtue, and of her mission of good sense and fair play. I thought of mighty Germany towering up in the splendor of her Imperial State and delving down in her profound, cold, patient, ruthless calculations."

It was not as a soldier or a warlord that he watched threats emerge, but as a democratic leader passionately devoted to Britain and to its principles and liberal traditions. In political exile following World War I, he warned of the rise of dictatorships in Germany, Italy, Japan, Spain and the Soviet Union, so much so that his critics, who did not want to think anymore about great confrontations, called him a warmonger. When he denounced the agreement reached at Munich in 1938, he warned that there could "never be friendship between the British democracy and the Nazi power."

Despite his military experiences, Churchill's greatness lay not in his military skills or acumen. He was the author of several botched military operations, from Gallipoli in the First World War to the failed pre-emptive invasion of Norway in the Second. British generals constantly grumbled about the meddling politician and amateur - complaints no one would have heard from the armies of Napoleon, Frederick or Marlborough.

Rather it was Churchill's ability to see clearly and unblinkingly what most ­others, including most military men of his time, could not or did not want to see. He understood, for instance, that there could be no secure peace with Hitler after the invasion of Poland, even as many around him hoped Britain could yet stay out of a Continental war. After the fall of France, "realists" like Lord Halifax urged a peace deal on the grounds that Britain could never succeed alone and that there was "nothing particularly heroic in going down fighting if it could somehow be avoided." But Churchill understood that Hitler could never permit an independent Britain, which would always threaten Germany's control of the Continent, and would use peace only to gather strength for a final assault.

Churchill also understood, better than his own generals and admirals, the vital importance of taking the offensive. As he told his generals in 1940, "the completely defensive habit of mind, which has ruined the French, must not be allowed to ruin all our initiative." This aggressive approach produced the failures of Gallipoli and Norway, but Churchill believed it was better to try and to fail than not to try at all. Like Lincoln, he saw the importance of bolstering public morale, and he understood how deadly it was to talk of peace deals when the nation was losing. "We shall go on and we shall fight it out," he declared. "And if at last the long story is to end, it were better it should end, not through surrender, but only when we are rolling senseless on the ground." No one doubted him when he promised to die with pistol in hand fighting the Nazis in the streets of London.

These were the qualities that made Britons choose him over other men, and to follow him in a desperate struggle against the greatest odds. Margot Asquith, describing why people looked to him for leadership, observed that it was not his mind or judgment they respected. "It is, of course, his courage and color - his amazing mixture of industry and enterprise. . . . He never shirks, hedges or protects himself. . . . He takes huge risks. He is at his very best just now; when others are shriveled with grief - apprehensive . . . and self-conscious morally, Winston is intrepid, valorous, passionately keen and sympathetic." He may have longed "to be in the trenches" and was "a born soldier," but it was not as a soldier that the world needed him.

Carlo D'Este, Warlord, A Life of Winston Churchill at War, 1874-1945, New York, HarperCollins, 845 pages.


Le candidat libéral Robert DutilVous vous souvenez sans doute que, durant la dernière campagne fédérale, les médias ont fait grand cas de l'appartenance d'une candidate du Parti conservateur à l'Opus Dei.  Sous la plume de nos grands journalistes, des articles exposant le mouvement sous toutes ses coutures. 

Dans un véritable retournement de situation qui ressemble malheureusement à la règle du deux poids, deux mesures, nos médias ne se préoccupent guère des accointances religieuses passées (ou présentes, nous n'en savons trop rien...) de l'ancien ministre et candidat libéral dans Beauce-Sud, Robert Dutil.

Dans les années 1990, ce dernier appartenait à une secte (voir article ci-bas) dont les détracteurs avaient eu maille à partir avec les instances gouvernementales. 

Cette semaine, les représentants des médias se sont contentés de la réponse benoîte de M. Dutil à l'effet qu'il ne commenterait pas sa vie privée.  Pourquoi n'a-t-on pas agi de la sorte avec la candidate de l'Opus Dei?  Parce que le public a le droit de savoir.  Certes, alors il en est de même pour Robert Dutil.  Il est de mon avis que les accointances de cet ancien ministre qui souhaite reprendre du service méritent également d'être auscultées méticuleusement.

Logo de la Presse
La Presse 

Nouvelles générales, jeudi, 8 août 1991, p. A7

Info-Secte devra se débrouiller sans subvention de Québec

Maurais, Dominic

La participation d'Info-Secte à la dénonciation de la Cité Écologique pourrait être à l'origine de la décision inattendue du gouvernement du Québec de ne plus subventionner ce centre qui est le plus important organisme non-confessionnal de recherche sur les sectes au Québec.

C'est du moins ce que croit le directeur d'Info-Secte, M. Mike Kropveld, qui ne voit pas d'autres raisons pouvant expliquer le «non» catégorique exprimé par lettre l'hiver dernier, mais confirmé récemment de la voix d'une porte-parole de M. Marc-Yvan Côté, ministre de la Santé et des Services sociaux.

«Le refus du ministère s'explique par une série de facteurs, mais l'affaire de Robert Dutil, ministre des Approvisionnements et Services (et alors lié à la Cité Écologique) doit sûrement faire partie de la liste», a déclaré M. Kropveld, hier après-midi, au local du centre, avenue du Parc. «Au ministère, on nous dit que notre organisme ne correspond plus aux priorités que le ministère a retenues pour les organismes communautaires. Pourtant, nous recevions l'aide du ministère depuis 1985 et nous n'avons jamais changé notre mandat en cours de route», a poursuivi celui qui a été directeur du centre depuis sa fondation en 1980.

Rappelons qu'Info-Secte fut l'instigateur du dossier noir sur la Cité Écologique de l'ère du Verseau, dossier qui avait mis à jour l'implication du ministre de la Famille de l'époque, M. Robert Dutil, dans la secte de Ham-Nord, dans les Bois-Francs. En décembre 1988, l'organisme - connu alors sous le nom de «Projet culte» - avait demandé publiquement la démission du ministre Dutil. Le mouvement avait continué par la suite à dénoncer l'implication de M. Dutil dans la secte.

L'organisme sans but lucratif recevait l'aide gouvernementale depuis 1985. Ce support, qui était de l'ordre de 5000$ en 1985, a atteint 13000$ l'an dernier, soit 16 p. cent de son budget total. Info-Secte reçoit également l'appui financier de la communauté juive de Montréal, de l'Église Unie et du public, par voie de dons en argent.

Le centre est actuellement aux prises avec des factures de déménagement et d'aménagement totalisant 20000$ et l'aide gouvernementale qui vient de lui être refusée met en péril son existence.

«Avec les 13000$ qu'on s'attendait à obtenir du ministère, cela fait 33000$ qu'on n'a pas pour gérer les activités du centre. On est dorévanent contraint de prendre la vie mois après mois», a répondu M. Kropveld.

À Québec, l'attachée de presse du ministre Côté, Mme Marie-Claire Ouellette, a nié catégoriquement toute association entre la décision du ministère et le cas de M. Dutil. «On n'a pas à s'ingérer dans ses affaires. Le ministre Côté a pris sa décision en considérant les multiples besoins de la société, a-t-elle répondu. Info-Secte ne correspondait plus aux critères du ministère, maintenant davantage axés sur la santé. Nous avons également besoin de beaucoup plus d'argent à consacrer au sida et à la violence familiale», a-t-elle conclu.


Mario Dumont en pleine campagne électoraleDécidément, il s'en trouve qui ne reculent devant rien pour tenter de démoniser l'ADQ et Mario Dumont durant cette joute électorale québécoise.  On croirait revivre la campagne fédérale...  C'est notamment le cas de Michèle Ouimet, de La Presse, qui faisait preuve d'une rigueur discutable dans sa chronique d'hier.

Elle écrivait que «Dans le cours d'éthique et de culture religieuse, il y a du contenu, de l'histoire avec, en filigrane, un regard critique. Il était temps.  [...]  Seule une poignée de farouches catholiques ont protesté, mais ils représentent un courant marginal dans la société. Lundi, des Bérets blancs, des ultras catholiques, ont applaudi M. Dumont. À sa place, j'aurais été gêné.»

Madame Ouimet devrait prendre quelques instants pour lire ce que Mario Dumont avait à dire de ces intégristes catholiques dont même moi - un catholique pratiquant - je ne veux rien savoir :

«Outre des membres de la Coalition pour la liberté en éducation, qui combat le cours d'éthique et de culture religieuse, des représentants d'un groupe non invité ont assisté au rassemblement de l'ADQ à Granby: les Pèlerins de saint Michel (Bérets blancs). Ce mouvement catholique fondamentaliste milite pour un retour de l'Eglise dans les écoles.  [...]  «Ils perdent leur temps à l'ADQ, ils seraient mieux de fonder leur propre parti», a glissé Mario Dumont, en fermant net la porte à tout retour à un système scolaire confessionnalisé.»

Vous avez bien lu.  «Ils perdent leur temps à l'ADQ».  Si cela ne vous suffit pas pour constater que le chef aqéquiste est tout sauf une grenouille de bénitier, je ne sais trop ce qu'il vous faut.  Au surplus, s'opposer au cours d'Éthique et de culture religieuse ne revient en rien à épouser un agenda exclusivement catholique, mais plutôt à souhaiter la liberté de choix pour les parents.  Il y a là une nuance vitale que nos bons représentants des médias semblent vouloir gommer au profit d'un MacCarthysme anti-adéquiste bon marché.

Mais pendant qu'on évoque des accointances politiquement incorrectes, comment se fait-il que les scribouilleurs de l'empire Gesca ne consacrent pas d'encre à cet ancien ministre libéral et candidat de Jean Charest qui faisait partie (en fait-il toujours partie?) d'une secte ou encore du fait que le Parti québécois abritait dans ses rangs (est-ce toujours le cas?) des anciens terroristes du FLQ?  Le devoir de tout bon journaliste ne serait-il pas de faire un peu d'investigation à ce propos au lieu de vouloir jouer les charognards d'une formation politique que l'on voudrait défunte dans certaines salles de rédaction?


Mario Dumont

Dans La Presse d'aujourd'hui, Nathalie Collard résume éloquemment l'état de la situation des positions péquistes et libérales en rapport avec les familles québécoises :

«Une autre lacune de la promesse du PQ (et du PLQ par le fait même), c'est l'absence de flexibilité dans l'aide qu'on veut consentir aux parents de jeunes enfants. Que fait-on de ceux et celles qui ne choisissent pas la garderie? Doit-on les pénaliser parce qu'ils décident de rester à la maison? Si les parents qui font garder leur enfant dans un CPE ont droit à une subvention quotidienne de 35$ (les coûts d'un service de garde sont évalués à environ 42$ par jour), pourquoi n'offre-t-on rien aux autres?»

C'est le nœud du problème.

Selon l'Institut de la statistique du Québec, il y avait 389 661 enfants de 0 à 4 ans dans la province selon le dernier recensement (2007).  Dans les médias, on évoque que 220 000 places à 7 dollars sont disponibles en garderie.  Si ma calculatrice est aussi performante que la vôtre, il y a une différence de 169 661 enfants.  Je vous le concède, la totalité des 169 661 enfants n'ont probablement pas besoin d'une place en garderie.  Pour ce nombre, cependant, rien n'est offert.  Et vous conviendrez avec moi que les 15 000 places promises par Jean Charest, de même que les 30 000 de Pauline Marois, parviendront difficilement à combler le manque à gagner.

Parce que je crois que tout le monde doit être traité équitablement - après tout, ne sommes-nous pas tous des contribuables au même titre - je préfère nettement la proposition adéquiste qui offre «[...] aux parents qui ont des enfants d'âge préscolaire la possibilité de recevoir une allocation de 100 $ par semaine s'ils n'ont pas choisi le modèle imposé par les libéraux et les péquistes.»

Les parents qui cadrent difficilement dans le mur-à-mûr institutionnel des garderies gouvernementales seraient donc bien avisés de songer à penser à Mario Dumont et son équipe le 8 décembre prochain.  Faute de quoi, il s'en trouvera encore un trop grand nombre qui se verra encore contraint de défrayer des services dont ils ne peuvent ou veulent se prévaloir.


Pour se souvenir de ceux et celles qui sont tombés au champ d'honneur

En ce Jour du Souvenir, il ne saurait être superflu de prendre quelques instants pour témoigner de notre gratitude envers ces hommes et ces femmes qui - tout au long de notre histoire - ont sacrifié leur jeunesse et souvent même leur vie - pour la défense de ces valeurs de justice, de paix, de tolérance et de droits humains qui nous sont chères.  De Passchendaele à Kandahar en passant par Juno Beach, les fils et les filles de notre pays ont toujours tenu bien haut le pavillon de la démocratie et de la liberté.

Laissons aujourd'hui de côté nos opinions politiques sur les affaires militaires et la mission canadienne en Afghanistan.  Parce que le 11 novembre doit être exclusivement un jour de reconnaissance envers ces hommes et ces femmes. 

Le poids des années peut certes les obliger à porter des rides et autres manifestations d'un âge qui avance, mais cela n'altère en rien le sentiment de reconnaissance toujours renouvelé qui nous anime à leur endroit.

Nous nous souvenons!


La bousculade et les coups - pour ne pas dire tout simplement la violence gratuite - que vous observerez dans ce vidéo se sont survenus hier à l'Église du Saint-Sépulcre de Jérusalem.  Remarquez que l'empoignade a eu lieu entre des moines orthodoxes arméniens et grecs.  Et ce n'était pas la première fois.  Notons également que six différentes confessions chrétiennes sont présentes à l'intérieur des murs de ce lieu où Jésus a été crucifié, est mort, a été enseveli et est ressucité.

Je sais, pour avoir visité cet endroit à plusieurs reprises, qu'il y a effectivement beaucoup de tensions entre les religieux présents.  Il n'est donc pas étonnant que la clé de l'Église ait été confiée - depuis longtemps - à une famille musulmane de la Jérusalem...

Tout cela pour dire qu'en tant que chrétien, je trouve qu'il n'y vraiment pas de quoi être fier des événements d'hier.


Icon of Evil: Hitler's Mufti and the Rise of Radical IslamHaj Amin al-Husseini - Grand Mufti de Jérusalem entre 1921 et 1948 - est une figure relativement méconnue.  Pourtant, celui qui fut le principal leader religieux des musulmans de la Palestine mandataire durant près de trois décennies est l'un des pères fondateurs de l'Islam radical - avec Hassan al-Banna et Sayyid Qutb, les deux fondateurs des frères musulmans (Muslim Brotherhood).

Dans Icon of Evil : Hitler's Mufti and the Rise of Radical Islam, David G. Dalin et John F. Rothmann contribuent à corriger cette lacune documentaire.  Ils évoquent ainsi que nommé et toléré par les autorités britanniques, al-Husseini s'est hissé au sommet en utilisant la démagogie, la violence et la haine - principalement du peuple juif.  Il n'est donc pas étonnant que le personnage fasse tout en son pouvoir pour empêcher l'avènement à l'indépendance d'Israël en 1948.  C'est ainsi que plusieurs, parmi les arabes modérés qui souhaitaient s'entendre avec la population juive (et qui auraient fort probablement acquiescé au plan de partage de la Palestine mandataire voté par l'ONU en novembre 1947, lequel prévoyait la création d'un État juif et d'un État arabe) ont également été liquidés sous les ordres.  En quelques mots, son règne aura été marqué par plusieurs épisodes de violences terroristes découlant des préceptes de cet Islam radical qui assombrit toujours la paix en Israël et au Moyen-Orient.

En octobre 1939 - soit quelques semaines après le début des hostilités de la seconde guerre mondiale - al-Husseini déménage ses pénates à Bagdad.  En novembre 1941, il échappe aux britanniques et s'établit à Berlin.  Invité du régime hitlérien, le Grand Mufti devient le porte-voix des nazis au Moyen-Orient.  Tout en ébauchant des plans qui conduiront à l'extermination des juifs de Palestine mandataire si les forces allemandes parviennent à remporter la bataille de l'Afrique du Nord, Il procède également au recrutement de bosniaques musulmans qui serviront dans les forces Waffen-SS.  Chemin faisant, le leader religieux contrecarre également des négociations qui auraient pu mener à l'émigration de populations juives hors de l'Europe nazie vers la Palestine mandataire.

Haj Amin al-Husseini fut donc une des figures les plus négativement déterminantes dans la situation actuelle au Moyen-Orient.  C'est ainsi que Dalin et Rothmann notent que al-Husseini demeure le lien le plus durable entre le vieil antisémitisme d'avant l'Holocauste et la négation de l'Holocauste qui s'est répandu comme un virus au Moyen-Orient durant les dernières décennies.  Comment cela s'est-il produit?

Le sinistre chef religieux est devenu, pour toute une génération de dirigeants politiques du Moyen-Orient, une figure de proue, un mentor.  De Yasser Arafat à Saddam Hussein, Mahmoud Ahmadinejad, Ossama ben Laden et même Mahmoud Abbas (dont la thèse de doctorat complétée à Moscou visait justement à diminuer substantiellement la portée et le nombre de victimes de l'Holocauste) en passant par Gamal Abdel Nasser et Anouar el-Sadate, Haj Amin al-Husseini a jeté le fiel de l'Islam radical et de la haine antisémite et antioccidentale dans l'esprit d'un grand nombre.  Les auteurs rappellent ainsi que lorsqu'il a fondé le Hamas à la fin des années 1980, le Sheikh Ahmed Yassine - un admirateur dévot d'al-Husseini - rappelait que la Palestine devait constituer le principal champ de bataille du Djihad lancé par l'Islam radical contre Israël et ses alliés.  Cela me rappelle bien ce que m'affirmait l'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou durant notre rencontre en mai 2007 à l'effet qu'Israël constitue la première ligne de défense de la liberté et de la démocratie au Moyen-Orient.

La lecture de cette biographie - qui donne souvent froid dans le dos - est néanmoins primordiale pour qui souhaite vraiment comprendre les racines cette haine viscérale et tenace à l'encontre d'Israël.  Tant et aussi longtemps que l'héritage et les enseignements de Haj Amin al-Husseini n'auront pas été liquidés, les perspectives de paix seront, au mieux, des scénarios illusoires ou, au pire, noyées dans la violence et la terreur.

David G. Dalin and John F. Rothman, Icon of Evil : Hitler's Mufti and the Rise of Radical Islam, New York, Random House, 2008, 227 pages.


Une pancarte du Parti québécois

D'abord, une précision.  Bien que n'étant aucunement péquiste (pas pantoute même), je n'ai strictement rien contre le candidat du Parti québécois dans Sherbrooke.  Laurent-Paul Maheux est un chic type, un homme de convictions, un organisateur de premier ordre et un bagarreur comme il s'en fait peu.  Je me sers simplement de sa pancarte aux fins de la présente discussion.

Parce que les pancartes du Parti québécois sont tout simplement affreuses.  D'abord, à quoi sert le trou blanc du milieu?  Serait-ce pour faire un trou afin d'y glisser un ruban à l'approche des Fêtes?  Ensuite, la disposition, le décor et la chemise pâle du candidat donne à penser qu'il se trouve dans une salle d'urgence.  En somme, pas très inspirant - ni encourageant - comme image.  Enfin, pourquoi une telle perte d'espace à la droite de la pancarte?  Manquait-il d'encre dans l'imprimante du graphiste?  Le potentiel de cette pancarte n'est pas optimalement utilisé, c'est le moins que l'on puisse dire.  Mais ce n'est pas tout.  Pourquoi le slogan de la campagne est-il relégué à l'adresse Internet du parti?  Manquait-on tant de budget que ça au PQ pour insérer "Québec Gagant" dans la section inutilisée à droite?  Finalement et dans l'éventualité d'une tempête de neige (un scénario à ne surtout pas écarter à ce temps-ci de l'année), il y a fort à parier que M. Maheux et ses collègues disparaîtront dans le décor, à peine identifiables sous un manteau blanc...

Nous ne pouvons certes présumer de l'issue de la présente joute provinciale.  Il est cependant permis d'anticiper que la campagne de publicité du PQ ne passera certainement pas à l'histoire comme étant l'une des meilleures.  N'en déplaise à ces hommes et à ces femmes qui portent les couleurs de cette formation ces jours-ci.


Barack Obama se rendant à l'ÉgliseEn toute objectivité, force m'est d'admettre que la stratégie des catholiques conservateurs durant la dernière campagne présidentielle américaine a échoué.  Dans l'article Obama élu : le problème du vote catholique, Stefano Fontana note ce qui suit :

«Peut-être comme jamais avant ce dernier tour des élections américaines, les évêques n'avaient autant pris la parole à propos du devoir des électeurs catholiques. Au point, par exemple, que le Père Thomas Euteneuer, président de Human Life International, les a publiquement remerciés d'enseigner les fidèles si courageusement.

[...] 

Quel a été l'impact  de ces interventions épiscopales ? De l'avis de Tim Rutten du Los Angeles Times, le vote catholique est mort. Au sens où les évêques, en dépit de leurs nombreux efforts, n'ont pas été en mesure d'influencer les électeurs catholiques de manière significative. Une enquête de l'Université de Georgetown montre que seulement 18 % des catholiques suivent  l'enseignement de l'Église dans leur choix de société. Ainsi, les évêques parle au moins à ces 18%. Étant donné qu'il existe 67 millions de catholiques aux États-Unis, les évêques ont été entendus par près de 12 millions de personnes. Trop peu pour peser sur le résultats des élections. Or 55% des citoyens américains disent s'opposer à l'arrêt Roe vs Wade qui légalise l'avortement. C'est-à-dire que ce sujet fait l'objet d'une attention éthique qui va au-delà de l'appartenance religieuse. Sans aucun doute, les évêques ont contribué à cette prise de conscience, mais pas au point d'être suivis sur ce point fondamental : admettre que l'avortement est le critère essentiel pour décider comment voter.»

Tout comme les républicains, les catholiques américains de mouvance conservatrice devront réviser les prémisses de leur action, de leur stratégie puisque les fidèles de l'Église romaine ne semblent plus répondre au modèle d'intervention traditionnel.  Et il semble que cela doive passer par la base et non par les Évêques.


Barack Obama durant sa première conférence de presse en tant que président-élu, vendrediBarack Obama tenait sa pemière rencontre avec la presse en tant que Président-élu, hier.  Naturellement, il y a été largement question d'économie.

Cette conférence de presse a également permis à celui qui deviendra le 43e successeur de George Washington de régler quelques petits comptes avec certains médias.  C'est ainsi que le représentant de Fox News ne s'est pas vu offrir l'opportunité de pouvoir poser une question au Président-élu, alors que les autres grands réseaux ont pu le faire.   Fox News, c'est vrai, ne faisait pas partie des meneurs de claques pro-Obama durant la récente camagne présidentielle.   Boycotter ses représentants ne fera qu'accentuer le caractère conflictuel des relations entre les camp Obama et les collègues de travail de Sean Hannity et Bill O'Reilly.

Ma prédiction: dans un contexte où le Parti républicain se trouve déchiré - sur des questions aussi vitales que de savoir si Sarah Palin doit retourner ses bottes achetées durant la joute électorale - et dérouté par la défaite de mardi dernier, Fox News risque fort bien de devenir le principal opposant du prochain locataire de la Maison Blanche.


Le général David Petraeus

Les médias rapportaient aujourd'hui que « Le général David Petraeus, nouveau chef des opérations américaines en Afghanistan et en Irak, est arrivé mardi à Kaboul pour une visite de plusieurs jours, alors que la situation se dégrade sur le front afghan.»

Il s'agit sans conteste d'une excellente nouvelle, puisque ce haut-gradé - dont le nom fait penser à un centurion romain - est notamment parvenu à renverser la vapeur en Irak avec le surge - une stratégie visant à accroître le personnel militaire sur le terrain mise sur les rails en janvier 2007.

Dans l'édition de septembre-octobre de la revue Military Review, le général Petraeus livrait d'ailleurs sa « recette » dans la lutte contre l'insurrection.  Parmi les principaux éléments, notons la nécessité de combattre l'ennemi sans relâche, identifier les réseaux à l'origine des attaques et le poursuivre, utiliser des locaux aussi souvent que possible pour effectuer des tâches qui ont pour effet d'impliquer les habitants dans le processus, interagir directement avec la population locale notamment au moyen de la patrouille à pied - ce qui accroît la connaissance du terrain, comprendre la culture et l'histoire locale, ne rien annoncer qui ne soit concrétisé (dit autrement, ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué), être transparent, c'est-à-dire les premiers à dévoiler les faits et l'information même si ce n'est pas positif - cela évite les rumeurs, ne jamais oublier la prédominance de la perception et la nécessité de lutter pour remporter la guerre de l'information, saisir chaque opportunité offerte et miser sur une capacité toujours renouvelée d'adaptation figurent parmi les ingrédients de cette recette.

Tout cela pour dire que la présence de David Petraeus sur le front afghan n'aura rien pour avantager les Talibans et autres promoteurs de l'Islam radical.  En soi, c'est donc une excellente nouvelle.


Caricature de Serge Chapleau, La PresseUn simple clin d'oeil ce matin.  Quelle excellente caricature de Serge Chapleau dans La Presse d'hier.  Alors que Jean Charest releguait aux oubliettes la possibilité d'élection automnale à la lecture des résultats électoraux au fédéral, faut croire que la victoire de Barack Obama qui se profilait à l'horizon l'aurait incité à faire le grand saut. C'est quand même étonnant que les États-Unis semblent inspirer tant nos politiciens québécois qui sont à la tête de la province ayant le plus haut taux d'anti-américanisme au pays.  Se pourrait-il que Barack Obama, premier Afro-Américain élu Président des États-Unis, fasse aussi tomber les préjugés de ce côté-ci de la frontière? Ce serait faire une pierre, deux coups...!