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Ça y est! Nouveau site Les Bleus.qc.ca

Posté par: Audrey Pinsonneault-Grenier dans non classé  le

Bannière du nouveau site www.lesbleus.qc.ca
Avrès de nombreuses semaines de travail, nous sommes très heureux de vous annoncer la mise en ligne de notre nouveau site web http://www.lesbleus.qc.ca/

Les bleusPourquoi Les bleus?

Nous avons remarqué, durant la dernière campagne fédérale et la crise parlementaire qui a secoué Ottawa à la fin 2008, qu'aucun vecteur de mobilisation des forces vives du conservatisme québécois n'existe sur Internet.  Bien sûr, on dénombre d'excellents blogues dont la liste serait longue à dresser. 

Pour l'avancement du mouvement conservateur chez nous, il y a cependant un fossé entre l'opinion et la mobilisation que nous avons voulu franchir.

Qui sont Les bleus?

Dépassant l'appartenance à un parti politique, les bleus sont ceux et celles qui nourrissent un attachement envers le conservatisme sous différentes formes.  Conservateur fiscal, conservateur social, néoconservateur, paléo conservateur, libertarien et combien d'autres catégories sont autant de chapelles regroupant des individus qui aspirent à un changement émanant du centre-droit de l'échiquier.

Les bleusQuelle est notre affiliation politique?

Réalisant que la majorité de nos membres et visiteurs seront potentiellement membres du Parti conservateur et de l'Action démocratique du Québec, nous reconnaissons que des individus qui ne sont pas affiliés à des partis ou qui campent dans d'autres familles politiques voudront également se joindre à nous.  Elles et ils sont aussi les bienvenus.

Comme le disait si bien Ronald Reagan, la personne qui est en accord avec vous 80 pourcent du temps est un ami et un allié et non un adversaire en raison des 20 pourcent de désaccords.  Dans cette perspective, nous recherchons le dénominateur commun chez ceux et celles qui professent un attachement au centre-droit et/ou au conservatisme sous différentes formes.

Les bleusQuel est notre modèle, notre inspiration?

En quelques mots, Les bleus se veulent un croisement entre le site des Blogging Tories, le site Townhall.com et Facebook.  Pourquoi?  Parce que nous souhaitons regrouper, informer et mobiliser les forces vives du conservatisme québécois et témoigner du fait que nous représentons une mouvance en pleine expansion et ce, quoi qu'en disent les observateurs et commentateurs de la scène politique. Ambitieux vous dîtes? Oui, mais à vaincre sans périls on triomphe sans gloire...

Finalement, nous sommes à la recherche de collaborateurs et de collaboratrices qui voudraient blogger et profiter de la nouvelles vitrine que nous nous offrons aujourd'hui. Passez le mot!

 


Sarah Palin faisant campagne pour le sénateur Saxby Chambliss (Géorgie) en décembre dernier

Les victoires naissent souvent dans le creuset des défaites.  Pensons à Richard Nixon suite à la débâcle de 1964 ou à Ronald Reagan au lendemain de la victoire de Jimmy Carter en 1976.

Si elle est marquée par la dominance des démocrates et de Barack Obama pour au moins les deux années à venir, elle n'en est pas moins riche en développements pour le Parti républicain.  C'est ainsi que plusieurs figures en sont à tâter le terrain ou tenter de poser les jalons d'une offensive en gestation ou d'une candidature possible.

C'est notamment le cas de Sarah Palin - ancienne candidate à la vice-présidence de John McCain et actuelle gouverneure de l'Alaska - qui vient de lancer un site à cet effet.  Celle-ci vient de mettre sur pied un Political action committee (PAC) - une structure qui permet de monter une organisation sans trop mouiller la personne qui souhaiterait éventuellement briguer les suffrages.

Les médias et observateurs ne feront probablement que peu de cas de ce développement, si ce n'est pour présenter Sarah Palin sous un jour moins ensoleillé.  Rappelons cependant qu'une attitude similaire avait été employée envers Ronald Reagan à la fin des années 1970.  Barack Obama n'a rien de Jimmy Carter toutefois.  J'oserais même dire qu'il a beaucoup plus d'atouts dans son jeu.

Pour l'heure, je parierais que la gouverneure de l'Alaska sillonnera les soupers au poulet rôti du Parti républicain à travers le pays, tout en effectuant quelques séjours à l'étranger pour parfaire ses connaissances et ses contacts sur l'échiquier mondial - comme par exemple en Europe ou au Moyen-Orient.


Don BoudriaDon Boudria et Maurice Rioux n'ont pas tôt fait de se joindre à l'équipe Ignatieff que La Presse consacre un article au titre ronflant à cette «nouvelle».

Mon commentaire au sujet de Maurice Rioux se résumera à mentionner que c'est la première fois que je lis son nom quelque part.  S'il était un manœuvrier politique aussi talentueux et reconnu que le laisse supposer la mention de son retour dans les cuisines du chef, je crois que son nom et ses états de service seraient venus à mes oreilles au fil des ans.  J'imagine que ça aurait été le cas pour plusieurs d'entre vous également.

Pour ce qui est de Don Boudria, alors là je me retiens pour ne pas rouler de rire sous ma table de cuisine.  Ainsi donc, le retour de l'ancien busboy du restaurant parlementaire devenu locataire du chalet de Claude Boulay - qui était le grand manitou du défunt Groupe Everest cité dans le scandale des commandites - constituerait un gage de succès potentiel pour l'équipe Ignatieff auprès de l'électorat francophone.

Définitivement et suite à l'épisode Kevin Chan, il y a visiblement des journalistes qui aiment se payer notre tête.  Ou qui reçoivent une commande pour le faire.

Certes, je peux reconnaître que Messieurs Rioux Boudria ont certains talents.  Mais de là à en faire une nouvelle à grand déploiement avec photo du chef s'il vous plaît, il y a une marge que la reconnaissance du statut politique véritable des deux individus en question (et que dire de leur talent politique pour le moins discutable) empêcherait normalement de franchir trop rapidement.

Surtout si on prend en considération le fait que l'embauche de la nouvelle directrice des opérations (organisatrice en chef) du Parti conservateur au Québec n'a été l'objet que d'un entrefilet - reprenant les propos d'un article publié ailleurs - dans les pages du quotidien de la rue Saint-Jacques...

Décidément, ça sent le service commandé...


Le vice-président Joe BidenCette nouvelle est malheureusement passée inaperçue chez nous.  Pourtant, elle concerne la politique étrangère de la nouvelle administration Obama.

C'est ainsi que le vice-président Joe Biden mentionnait hier, durant l'émission dominicale Face the Nation, que les Américains doivent s'attendre à un accroissement des pertes de vies militaires à mesure que l'administration démocrate accentuera ses efforts et augmentera les effectifs en Afghanistan.  On prévoit que 30 000 nouvelles paires de bottes militaires fouleront le sol afghan durant les prochains mois.

Si une telle affirmation était venue de la bouche du républicain Dick Cheney, il y a fort à parier que ses détracteurs - et bons nombres d'observateurs et commentateurs - auraient crié au scandale.  Et les gens de La Presse n'auraient certainement pas été les derniers à déchirer leurs chemises.

C'est fou comme il y a du changement à Washington.  Jamais je n'aurais cru que le militarisme américain aurait pu être accepté et tacitement sanctionné parce qu'énoncé par les démocrates.

Tout compte fait, je crois que je commence à apprécier Joe Biden.


Il est de retour.  Fort de son succès à démoniser, ridiculiser et rabaisser le candidat républicain John McCain durant les dernières élections présidentielles américaines, voilà maintenant que le pamphlétaire Richard Hétu s'en prend à Rush Limbaugh, le qualifiant même de «symbole d'une droite déboussolée». 

En renfort, il en appelle même à l'ancien directeur de campagne de McCain - Rick Davis - pour appuyer son propos.  Faut le faire, surtout quand on considère que le chroniqueur de La Presse avait vilipendé ce dernier dans un billet en septembre dernier.  Mais - que voulez-vous - la fin justifie les moyens.

Mais revenons à Rush Limbaugh.

Dans son article, Richard Hétu cite - de manière bien sélective - les propos du célèbre animateur de radio :

«Je ne suis absolument pas d'accord avec ceux de notre camp politique qui ont abandonné la bataille et qui disent: "J'espère qu'il réussira. Nous devons lui donner une chance." J'écoute Barack Obama depuis un an et demi. Je connais sa politique. Je connais ses projets, tels qu'il les a présentés. Et je ne veux pas qu'il réussisse.»

J'écris sélective puisque Limbaugh a déclaré ne pas vouloir que Barack Obama réussisse s'il mettait de l'avant un agenda libéral - de gauche.  C'est une nuance d'autant plus importante que l'animateur n'a jamais fait de mystère de son profond attachement au conservatisme.

Pour Richard Hétu - comme pour plusieurs de ses collègues - toute opposition à l'agenda présidentiel est cependant déplacée.  Et c'est dommage, puisque c'est la nature même de la démocratie.

Pourtant - et c'est le propos de cette seconde partie de l'entrevue accordée par Rush Limbaugh à Sean Hannity - l'un des principaux objectifs de Limbaugh est d'en appeler aux républicains et aux conservateurs américains de ne pas céder au défaitisme.

Le mouvement conservateur américain - et son aile militante au sein du Parti républicain - n'est pas prêt de faire l'objet d'une colonne nécrologique.  L'histoire politique américaine contemporaine est là pour en attester.


L'éléphant, symbole du Parti républicain

L'élection de Barack Obama plonge le Parti républicain et le mouvement conservateur américain dans un sérieux processus d'introspection et de réflexion.  Je ne partage pas toutes les opinions de Pat Buchanan.  Sa lecture du tableau électoral présidentiel en rapport avec la fortune politique républicaine est non seulement lucide mais pertinente.

Je partage également la conclusion - elle n'émane cependant pas directement de Buchanan - selon laquelle le Grand Old Party a du pain sur la planche.  Dans l'histoire, cette formation politique s'est cependant relevée des 20 années d'occupation de la Maison Blanche par Franklin D. Roosevelt et Harry S. Truman, de la cuisante défaite de Barry Goldwater en 1964 et de la victoire de Jimmy Carter en 1976.  Tout n'est donc pas perdu, loin de là.  Mais la base devra se retrousser les manches.  Les conservateurs québécois et canadiens feraient bien de ne pas prendre cet enseignement à la légère.  

Is GOP still a national party?

The Republican 'lock' on the presidency has been picked

Pat Buchanan

As President Barack Obama delivers his inaugural address to a nation filled with anticipation and hope, the vital signs of the loyal opposition appear worse than worrisome.

The new majority of 49 states and 60 percent of the nation Nixon cobbled together in 1972, that became the Reagan coalition of 49 states and 60 percent of the nation in 1984, is a faded memory. Demographically, philosophically and culturally, the party base has been shrinking since Bush I won his 40-state triumph over Michael Dukakis. Indeed, the Republican base is rapidly becoming a redoubt, a Fort Apache in Indian country.

In the National Journal, Ron Brownstein renders a grim prognosis of the party's chances of recapturing the White House. Consider:

In the five successive presidential elections, beginning with Clinton's victory in 1992 and ending with Obama's in 2008, 18 states and the District of Columbia, with 248 electoral votes among them, voted for the Democratic ticket all five times. John McCain did not come within 10 points of Obama in any of the 18, and he lost D.C. 92-8.

The 18 cover all of New England, save New Hampshire; New York, New Jersey, Pennsylvania and Maryland; four of the major states in the Midwest-Michigan, Illinois, Wisconsin and Minnesota; and the Pacific Coast states of California, Oregon, Washington and Hawaii.

Three other states-Iowa, New Hampshire and New Mexico-have gone Democratic in four of the past five presidential contests. And Virginia and Colorado have ceased to be reliably red.

Not only are the 18 hostile terrain for any GOP presidential ticket, Republicans hold only three of their 36 Senate seats and fewer than 1 in 3 of their House seats."Democrats also control two-thirds of these 18 governorships, every state House chamber, and all but two of the state Senates," writes Brownstein.

In many of the 18, the GOP has ceased to be competitive. In the New England states, for example, there is not a single Republican congressman. In New York, there are only three.

"State by state, election by election," says Brownstein,"Democrats since 1992 have constructed the party's largest and most durable Electoral College base in more than half a century. Call it the blue wall."

While that Democratic base is not yet as decisive as the Nixon-Reagan base in the South, and the Plains and Mountain States, it is becoming so solidified it may block any Republican from regaining the White House, in the absence of a catastrophically failed Democratic president.

What does the Republican base look like?

In the same five presidential contests, from 1992 to 2008, Republicans won 13 states all five times. But the red 13 have but 93 electoral votes, fewer than a third of the number in "the blue wall."

What has been happening to the GOP? Three fatal contractions.

Demographically, the GOP is a party of white Americans, who in 1972 were perhaps 90 percent of the national vote. Nixon and Reagan rolled up almost two-thirds of that vote in 1972 and 1984. But because of abortion and aging, the white vote is shrinking as a share of the national vote and the population.

The minorities that are growing most rapidly, Hispanics and Asians, cast 60 to 70 percent of their presidential votes for the Democratic Party. Black Americans vote 9-1 for national Democrats. In 2008, they went 30-1.

Put succinctly, the red pool of voters is aging, shrinking and dying, while the blue pool, fed by high immigration and a high birth rate among immigrants, is steadily expanding.

Philosophically, too, the country is turning away from the GOP creed of small government and low taxes. Why?

Nearly 90 percent of immigrants, legal and illegal, are Third World poor or working-class and believe in and rely on government for help with health and housing, education and welfare. Second, tax cuts have dropped nearly 40 percent of wage earners from the tax rolls.

If one pays no federal income tax but reaps a cornucopia of benefits, it makes no sense to vote for the party of less government.

The GOP is overrepresented among the taxpaying class, while the Democratic Party is overrepresented among tax consumers. And the latter are growing at a faster rate than the former.

Lastly, Democrats are capturing a rising share of the young and college-educated, who are emerging from schools and colleges where the values of the counterculture on issues from abortion to same-sex marriage to affirmative action have become the new orthodoxy.

The Republican "lock" on the presidency, crafted by Nixon, and patented by Reagan, has been picked. The only lingering question is whether an era of inexorable Republican decline has set in.


Sortie de prison...Le Président Barack Obama signait cette semaine un décret annonçant la fermeture de la prison de Guantanamo.  Défenseurs des droits de la personne, détracteurs de l'administration Bush et autres bien pensants ont alors eu une larme à l'œil en apprenant que cette page de la lutte au terrorisme serait bientôt tournée.

Ils ont cependant reçu une douche froide lorsque nous avons appris qu'un ancien de Guantanamo est devenu le numéro deux du groupe terroriste Al Qaeda au Yémen.  Saoudien d'origine et âgé de 35 ans, Abu Sayyaf al-Shihri.  En novembre 2007, il avait été libéré et retourné en Arabie Saoudite.  À la fin de son programme de réhabilitation, il a disparu de la carte et serait relié à l'attaque terroriste perpétrée contre l'ambassade des États-Unis dans la capitale yéménite, Sana, en septembre dernier.  On avait alors dénombré 16 victimes.  Mais Claudette Carbonneau n'avait pas protesté.

Pendant ce temps, le journaliste Marco Fortier vilipende Stephen Harper dans le dossier d'Omar Khadr.  Selon les mots de ce dernier, «Omar Khadr fait partie des 14 prisonniers (sur 245) accusés de crimes graves. La justice américaine n'a ni la crédibilité ni la volonté de juger correctement Khadr. Ce sera au Canada de le faire.»  Parions que M. Fortier souhaiterait que ce présumé terroriste soit entendu devant notre bienveillant tribunal de la jeunesse. 

Du coup, nous pourrons tous être rassurés que le jeune Khadr ne réapparaîtra pas en Afghanistan ou ailleurs pour donner un coup de main à la horde d'Oussama ben Laden.  Peut-être aussi lui demandera-t-on d'écrire ses mémoires, de tenir une chronique dans un grand quotidien ou de se présenter à l'Assemblée nationale?  Pourquoi pas!

Ça me fait sourire tellement c'est ridicule.  Et j'ai bien hâte de voir comment le Président Obama va gérer cette épineuse fermeture, lui qui professe vouloir mener une lutte efficace au terrorisme.


Durant une entrevue accordée à Sean Hannity cette semaine, le populaire animateur de radio Rush Limbaugh a dit espérer que le président Barack Obama échoue s'il tente de mettre sur les rails un agenda socialiste aux États-Unis.

Plusieurs, dont ce bloggeur, sont donc montés aux barricades pour tenter de tailler Limbaugh en pièces.  Ça ne fonctionnera pas, pour deux raisons.  D'abord, le populaire animateur conservateur nourrit un auditoire fidèle et important.  Toute tentative de le démoniser ne fera qu'accentuer sa popularité et sa crédibilité dans les rangs conservateurs.

Au surplus et comme le mentionnait l'ancien Premier ministre Benjamin Disraeli, le devoir de l'opposition est de s'opposer.  Il faudrait donc arrêter de jouer les vierges offensées chaque fois qu'un observateur, commentateur ou autre personnage articule une critique envers le 44e président.  La vie politique est faite de ces règles immuables qui font en sorte que tout pouvoir suscite et nourrit une opposition.  C'est la démocratie.

Au fait et à cette joute, le Président Obama n'est certainement pas en reste.  Durant une rencontre avec des représentants républicains hier, celui-ci aurait utilisé l'argument du «j'ai gagné» pour marquer un point auprès du représentant républicain Eric Cantor - que l'on qualifie d'ailleurs d'étoile montante du Grand Old Party

Bonjour l'esprit bipartisan professé par le chef de file des démocrates! 

Pour tout dire, l'attitude du nouveau chef de l'exécutif américain donne largement l'impression qu'il aimerait réduire l'opposition au silence.  Remarquez, ce n'est qu'une impression.  Pour l'instant.

C'est fou comme la politique est une rivière qui reprend rapidement son lit.

Et je suis prêt à parier que la popularité et l'auditoire de Rush Limbaugh vont aller en augmentant durant les prochains mois.


Kirsten Gillibrand, remplaçante de Hillary Clinton au SénatLe gouverneur David Paterson (D-NY) a annoncé aujourd'hui le nom de la remplaçante de Hillary Clinton au Sénat.  Il s'agit de Kirsten Gillibrand, qui représentait jusqu'à aujourd'hui le 20e district de New York à la Chambre des représentants.

Pratiquement inconnue du grand public, Mme Gillibrand est pourtant une démocrate bien intéressante. 

Centriste - pour ne pas tout simplement dire conservatrice - elle a été élue pour la première fois en 2006 dans un district traditionnellement républicain.  Au niveau de ses positions politiques, elle est tiède envers le mariage entre conjoints de même sexe et s'est opposée au récent et coûteux plan de sauvetage des banques américaines.  Mais la cerise sur le sundae, c'est que la nouvelle sénatrice a reçu l'appui de la National Riffle Association, envers laquelle elle est bien disposée.  Son parcours et son ascension témoignent éloquemment du fait que les démocrates comme le gouverneur Paterson réalisent pleinement que les États-Unis sont une nation de centre-droite.

Pas étonnant cependant que les démocrates de gauche grinchent des dents suite à cette nomination.   Certains esquissent même l'intention de lui opposer un adversaire durant les prochaines primaires démocrates, ce qui aurait pour effet de diviser le parti.  Chemin faisant, le parti républicain pourrait en sortir avantagé, bien qu'il soit plutôt mal en point actuellement dans cet état.

Pour l'heure, Kristen Gillibrand est le type de démocrate avec lequel je peux très bien vivre.


Plusieurs, parmi lesquels le Premier ministre Ehud Olmert, aiment prétendre que l'opération militaire israélienne à Gaza a été un succès.  Nous apprenions pourtant cette semaine que le réseau de tunnels entre Gaza et l'Égypte est toujours bien fonctionnel.  Ce réseau sert pourtant à l'infiltration d'armes et d'équipement militaire dans ce territoire qui est sous la gouverne du Hamas.  Je doute donc que les objectifs israéliens dans cette intervention aient été atteints de la manière qu'on aimerait nous le faire croire.  J'avancerais même que les problèmes avec le Bande de Gaza sont loin d'être terminés.  Dossier à suivre.


Barack Obama devant Abraham Lincoln

Je suis présentement sur le chemin du retour de Washington, où je me suis rendu assister à l'inauguration du Président Barack Obama.

Je n'aurais pas assez d'espace ici pour décrire toutes mes impressions.  Je me limiterai à une seule.

De par la foule réunie hier dans la capitale (tout près de 2 millions de personne - le plus grand rassemblement a s'être tenu à Washington) et de par l'immense mouvement de sympathie et d'appui envers le nouveau locataire de la Maison Blanche chez lui et à l'étranger, il m'apparaît assez évident que ce dernier bénéficie d'un capital politique qui lui permettra de faire progresser efficacement son agenda durant les prochaines semaines et les prochains mois.

Qu'adviendra-t-il de son premier mandat, de sa présidence, de ses chances de réélection pour ne citer que ces exemples?  Il est trop tôt pour le dire ou le prédire.  Une chose cependant demeure certaine.  Barack Obama s'est révélé un politicien astucieux, inspirant et mobilisateur.  L'inauguration d'hier, à n'en point douter, représentait un point tournant et un moment hautement historique pour les États-Unis.

Il reste maintenant à savoir combien de temps la bonne vieille politique mettra à reprendre ses droits à Washington.  Parce que ne soyons pas angéliques ou trop idéalistes.  Barack Obama s'est hissé au sommet en devenant et en étant l'un des meilleurs - pour ne pas dire le meilleur - politicien de sa génération.  Sinon, il n'aurait probablement pu atteindre son but.  Tout compte fait, ce processus n'a jamais été bien éloigné d'une manière brillante de pratiquer la vie publique. 

Un peu comme Abraham Lincoln - figure d'inspiration du président actuel - dans son temps.


Barack Obama et la pasteur Rick Warren

Tout juste avant la prestation du serment de Barack Obama comme 44e président des États-Unis, hier, le pasteur Rick Warren a prononcé une prière.  Ce dernier « [...] dirige une méga Église évangélique, Saddlechurch, qui milite contre le droit à l'avortement et le mariage gai. Lui-même a publiquement appuyé la «proposition 8» en Californie, un référendum qui a réussi à inscrire l'interdiction du mariage gai dans la Constitution de l'État.»

Ainsi donc, un représentant de la droite chrétienne a demandé au Très-Haut de bénir la présidence de celui qui en est aux premières heures de son mandat.

Dans des circonstances ordinaires, toute mention de la droite chrétienne suffit à donner l'urticaire à plusieurs.  Ce matin, cette nouvelle passe pratiquement sous silence...

Tout catholique pratiquant que je suis, on me qualifie souvent - principalement dans des commentaires sur ce blogue ou encore dans des courriels - comme étant un représentant de cette mouvance honnie au Québec.  Pour ma part et même si plusieurs de mes positions et convictions peuvent être caractérisées comme se situant dans la mouvance du conservatisme social, j'en arrive à cette conclusion que ce phénomène est bien mal compris au Québec.

Si George W. Bush - ou tout autre politicien républicain - avait demandé à Rick Warren de prononcer une prière, nous aurions assisté à  une levée de boucliers et d'accusations au Québec quant à la collusion entre la religion et la politique et les sempiternelles interprétations relativement au mur de séparation entre l'Église et l'État.  Malgré quelques protestations, Barack Obama est parvenu à relever ce défi de procéder de la même manière sans toutefois occasionner trop de froncements de sourcils.

C'est fou ce que la perception et l'appréciation d'une personnalité publique peut contribuer à neutraliser des préjugés et préconceptions.  Je ne sombrerai cependant pas dans un idéalisme benoît qui aurait pour effet de prétendre que les efforts de démonisation des conservateurs religieux cesseront dans un avenir prochain.  La rivière des sentiments naturels et des postures politiques reprendra très bientôt son cours.


Des macarons de Barack Obama

Ce billet sera probablement mon dernier d'ici demain.  Pour tout dire, je prends la route dans quelques instants pour me rendre à Washington à l'occasion de l'inauguration du Président-élu Barack Obama.  Quelles que soient nos opinions politiques ou nos dispositions envers le personnage, ce sera un événement historique.  Un moment du genre de ceux dont on se souvient - toute notre vie durant - à quel endroit nous étions lorsqu'il s'est produit.  Un peu comme lorsque Neil Armstrong a mis le pied sur la lune le 21 juillet 1969 ou lorsque le mur de Berlin est tombé le 9 novembre 1989.  J'aurai donc le plaisir de revenir publier mes impressions, commentaires et observations à ce propos.  Pour l'heure, je mets la glacière et la valise dans la voiture et je file vers la capitale américaine.


Avec l'annonce d'un cessez-le-feu dans le sud d'Israël et dans la Bande de Gaza, les armes vont théoriquement se taire.  Est-ce que cela contribuera véritablement à une amélioration de la situation sur le terrain et à une diminution - voire disparition - des attaques du Hamas contre Israël?  Dieu le sait et le diable s'en doute.  Une chose cependant demeure certaine.  La menace iranienne et ses ramifications dans ce conflit demeurent intactes. 

Et comme le mentionnait Benjamin Netanyahou durant son entrevue à Fox, il s'agira là de l'un des dossiers les plus importants sur lesquels le Président Barack Obama devra plancher.  À ceux et celles qui seraient tentés de douter de la clairvoyance de l'ancien - et peut-être prochain - Premier ministre d'Israël, je rappellerai qu'il avait prédit avec justesse l'évolution et la tournure des événements dans la Bande de Gaza.

Dossier à suivre donc...


Des Palestiniens exhibant leur drapeau

Voici comment un spécialiste de l'économie palestinienne - Edward Sayre - décrit la situation avec laquelle les Palestiniens devront composer une fois que l'accalmie se manifestera dans la Bande de Gaza et dans le sud d'Israël :

«The long term effects are almost too varied and too numerous to mention. One of the most critical is that the crisis will continue to impede progress on the political front. Because the crisis has strengthened Hamas, while Fatah is still securely in control of the West Bank, the factionalization of the West Bank and Gaza will be heightened. Without unified leadership, the Palestinians will be unable to create a comprehensive peace settlement. This will likely lead to a further weakening of the Palestinian economy, leading to lower incomes and more dependence on aid. Since economic progress is dependent upon political progress, especially the ability of Palestinians to control their own borders and movement, the further delay caused by this conflict will push a real recovery from the second Intifada into the future by at least 4 to 5 years.»

C'est dire à quel point les événements occasionnés par l'agressivité du Hamas auront fait reculer la cause palestinienne.  Par 4 ou 5 ans, rien de moins.

Malgré tout, il s'en trouvera encore - et probablement toujours - pour venir clamer que tout est encore de la faute d'Israël et des Juifs.


Claude DurandDavid Chrétien, du site Un blog... de centre-droit, avait du flair.  Selon des sources proches du parti conservateur, les médias québécois annonceront effectivement demain matin la nomination de Claude Durand - candidate aux élections du 14 octobre 2008 dans Trois-Rivières et ancienne patronne de la Chambre de commerce de Trois-Rivières - comme directrice des opérations (organisatrice en chef) du PC au Québec.

Cette nomination constitue une excellente nouvelle, considérant notamment les talents de cette passionnée de politique sur le plan des communications et de l'organisation.  Au surplus, elle est issue d'une région et c'est une femme.  Petite question comme ça.  Serait-ce la première femme à occuper le poste d'organisatrice en chef d'un parti important au Québec?  Si tel n'était pas le cas, laissez-le nous savoir.  Mon intuition - mais je peux me tromper - me porte à croire que oui.

Pour l'heure, l'entrée en scène de Claude Durand survient suite à l'arrivée de plusieurs Québécois de talent dans l'entourage du Premier ministre - dont Myriam Taschereau - et de l'entrée au Sénat de quatre québécois dont deux - Michel Rivard et Léo Housakos - sont particulièrement expérimentés sur le plan de l'organisation politique.  Nos sources indiquent que ce talent sera également mis à contribution durant les prochaines semaines et les prochains mois.


J'aimerais remercier les bloggeurs et les différents commentateurs qui ont trouvé et mis en ligne l'extrait radio suivant d'une entrevue que Marc a donné à CHOI la semaine dernière.  Discussion sur Israël et le Hamas ainsi que le rôle que pourrait jouer Barack Obama.

"Entendu à CHOI le 5 janvier 2009, avec Stéphane Gasse et Jérome Landry. Très très intéressant avec un point de vue différent."

http://radioego.com/ego/listen/1521

Le mercredi de la même semaine, Marc participait à l'émission du midi de François Paradis à TVA, soit le 7 janvier, expliquant de nouveau le conflit Israël-Hamas. Nous mettrons la vidéo en ligne dès que possible.


Le Premier ministre Stephen Harper

Sous le titre ronflant Les libéraux débauchent un conseiller des conservateurs, cyberpresse nous apprenait hier que «Les libéraux fédéraux confirment qu'ils ont débauché un conseiller haut placé au Bureau du Conseil privé, et que celui-ci travaillera pour le nouveau chef du PLC, Michael Ignatieff.»

Il faut toutefois préciser que l'individu en question, Kevin Chan, n'était pas un conseiller politique du Premier ministre mais bel et bien un fonctionnaire - comme tous ceux et celles qui œuvrent au sein du Bureau du Conseil privé (BCP). 

Ce n'est donc pas Stephen Harper qui a perdu un conseiller, mais plutôt le gouvernement du Canada.  Il s'agit là d'une nuance importante que les titreurs de cyberpresse ne semblent cependant pas avoir tenu compte.  Le titre de l'article était donc erroné.

M. Chan - ancien adjoint du greffier du BCP - devra manœuvrer avec doigté dans ses nouvelles fonctions.  Détenant des informations de premier plan qui sont pour la plupart confidentielles et réservées au gouvernement, il devra s'assurer de respecter cette règle, et le professionnalisme qui doit en découler, durant les prochains mois.  Dans le cas contraire et s'il venait à se servir des informations glanées durant son passage au Conseil privé à des fins politiques, cela encourrait non seulement des conséquences à son endroit mais également pour son nouveau patron.

Au surplus et cela découle probablement du fait que certains journalistes ont la mémoire courte, les mouvements entre formations politiques ne se font pas à sens unique.  Une nouvelle datant de décembre 2006 rapportait que «Stephen Harper a dans son équipe quelqu'un qui a travaillé pendant un an avec le nouveau chef du PLC et qui le connait donc très bien: son directeur des politiques, Mark Cameron. Ce dernier avait quitté le Parti libéral en 1997 pour se joindre à l'Alliance canadienne, qui s'est éventuellement fondue dans le Parti conservateur.»

Somme toute, il n'y a pas de quoi fouetter un chat et prétendre que Michael Ignatieff est en train de pervertir l'univers conservateur.  Sauf si on tient à présenter le Premier ministre sous un mauvais jour, bien entendu.


Samedi dernier, une seconde manifestation s'est déroulée à Montréal pour démoniser - une fois de plus - Israël.  Syndicalistes et politiciens y participaient, cautionnant cette initiative prétendument pacifiste.  Or, des appels à la violence y ont été entendus à plusieurs reprises.  Il est tout de même étonnant d'observer un rassemblement se déclarant contre une opération militaire clamer et cautionner des appels au sang et aux armes.  Ce qui est encore plus étonnant, c'est de constater que les dirigeants de notre gauche bien-pensante ne dénoncent pas cette situation.  Qui ne dit mot...

 


David Brooks, Bill Kristol et George Will

Si j'évoque les noms de David Brooks, Bill Kristol et George Will, la plupart d'entre vous ne les reconnaîtront probablement pas.  Ce sont pourtant des figures conservatrices de premier plan dans la faune médiatique américaine. Des insiders, pour tout dire.  Le premier est chroniqueur au New York Times, le second est éditeur du Weekly Standard et commentateur sur Fox News et le troisième est chroniqueur pour le Washington Post.

Jusque-là, rien de particulier ni de nouveau.

Hier soir, cependant, les trois individus se sont rencontrés à la demeure de George Will à Chevy Chase (Maryland) pour y accueillir le Président-élu Barack Obama avec lequel ils ont cassé la croûte.

Ma mémoire me fait peut-être défaut, mais il me semble que la campagne présidentielle du candidat démocrate qui deviendra le 44e président des États-Unis mardi prochain tournait autour du besoin de changement et de la nécessité de s'éloigner des vieilles façons de faire de Washington.  Ayant recruté plusieurs têtes grises démocrates de la capitale américaine pour former son équipe, voilà maintenant que Barack Obama délaisse sa rhétorique de campagne et fait copain-copain avec ses anciens adversaires.

Vous savez à quoi tout cela me fait penser?  À cette citation d'un livre fort intéressant de Michael Dobbs consacré à l'administration Kennedy durant la crise des missiles à Cuba en 1962 :

« No one was more aware of the public relations aspects of the blockade than the president, a practices and very effective manipulator of the media.  He was his own chief spinmeister, inviting publishers to the Oval Office, stroking the right editors, telephoning influential columnists and reporters, reprimanding administration officials who spoke out of turn.  He read newspapers assiduously and encouraged his aides to think about ways to "brainwash" the press, a term used by his military assistant at the start of the crisis.»

Change we can believe in?  Plus ça change, plus c'est pareil.


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